le système familial : mieux le comprendre

par | 25/01/2026

Le système familial : mieux le comprendre

Dans cet article qui nous concerne tous en tant que membre d’une famille, il va s’agir de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre au sein de ce système. En effet, depuis notre naissance jusqu’à notre mort, nous sommes entourés d’autres personnes, appelées nos « proches ».  

Les personnes dont nous sommes les plus proches et avec lesquelles nous évoluons jusqu’à l’âge adulte sont les membres de notre famille. C’est dire l’empreinte laissée dans notre inconscient. Si nous ne prenons pas conscience des mécanismes qui nous ont profondément marqués dans le système familial auquel nous appartenons, nous aurons tendance à les reproduire. Voire à les répéter, à notre insu, de façon inconsciente.

Questionner les relations et les valeurs dans le système que nous allons construire avec notre conjoint est déterminant si nous ne voulons pas souffrir des blessures du passé.

Dans cet article, je propose de donner une définition du système familial, puis de mettre en lumière les différents mécanismes (consciente et inconscients) à l’œuvre dans la famille, et enfin de conclure sur l’importance d’exprimer les blessures de l’histoire familiale.

Définition de la systémie familiale :

L’approche systémique de la famille est née dans les années 1950 avec le courant de pensée de Palo ALTO. La famille est considérée comme un ensemble de personnes apparentées qui interagissent entre elles, au sein d’une même culture et avec des valeurs communes.

Cette approche est valable quel que soit le type de structure familiale. Que ce soit la famille dite nucléaire, qui correspond à un couple homme et femme qui vivent avec leur(s) enfant(s), que la structure familiale bâtie sur un schéma différent : 

-famille monoparentale : seul un des parents vit avec le ou les enfants 

– famille recomposée : les nouveaux conjoints ont des enfants de leurs précédentes unions 

– famille homoparentale : le foyer est composé de parents de même sexe.

Les mécanismes à l’œuvre dans le système familial :

La formation d’un couple donne naissance à une famille, fondée par deux individus qui ont chacun leur histoire personnelle et des apprentissages différents. 

Cette construction personnelle les conduit à agir, ou à réagir, en fonction de leur vécu propre. 

Avec l’arrivée d’un enfant, la famille prend une autre dimension. Le couple conjugal devient aussi un coupe parental. Cela signifie qu’au sein du couple parental chacun doit assurer   d’autres rôles. Désormais, le coupe parental doit assumer des fonctions de protection, d’affection , d’attention et de repères pour éduquer correctement son enfant. Prendre soin de l’enfant suppose que ces quatre fonctions soient remplies durant la petite enfance et l’enfance.  S’il manque une de ces quatre fonctions, l’enfant ou l’adolescent court le risque de développer un symptôme ou un trouble.

Ainsi, l’apprentissage des rapports humains et sociaux, des valeurs et des normes sociales du milieu de vie de l’enfant est déterminant pour que l’enfant se construise correctement.

Or, dans la durée, chaque modification de l’organisation familialepeut venir gripper ses rouages et fragiliser le couple, l’enfant, la fratrie.

Il s’agit de garder à l’esprit que la famille peut être ou devenir dysfonctionnelle.

Il ne faut pas oublier que la famille est un système comme les autres, qui évolue en lien avec d’autres systèmes de son environnement dans lesquels ses membres sont impliqués, comme le travail ou l’école par exemple, et qui impactent son organisation, voire même sa stabilité. 

On peut dire que l’équilibre de la famille est déstabilisé en permanence par des évènements de vie.  

En effet, au sein d’une famille, les causes de perturbations sont multiples et variées. Si les difficultés sont parfois le fait de la situation présente, elles peuvent aussi provenir de traumatismes anciens de l’un des parents. On parle alors d’histoire transgénérationnelle

Celle-ci est le plus souvent ressentie par les enfants, tout comme les difficultés du quotidien qui leur seraient cachées (la perte d’un emploi, des difficultés financières ou un couple qui ne s’entend plus).

Si des mots ne sont pas mis sur la problématique, l’enfant va en avoir une interprétation, parfois faussée, et nourrir une angoisse ou des émotions qui vont peu à peu se transformer en souffrance. 

La famille, un pilier de la construction enfantine 

Dans tous les milieux, y compris familial, la communication est verbale ou non verbale. L’enfant entend et ressent les émotions, l’ambiance, l’énergie de son foyer. 

Ainsi, lorsque quelque chose ne va pas, lorsqu’un parent va mal, il le sent. C’est pour cette raison que l’on qualifie souvent les enfants d’éponges. Ils sont excités les soirs de fête car ils ressentent de la joie, à l’inverse, ils sont tristes si un événement grave survient et affecte un de leur proche. 

Trop souvent, le problème n’est pas expliqué à l’enfant, dans le but de le préserver ou parce qu’on le pense trop jeune pour comprendre. 

Divorce, fatigue, stress, difficultés de couple ou professionnelles, problèmes financiers, maladie, sont tus en sa présence. 

Parfois, l’incompréhension provient du comportement inconscient d’un des deux parents, inhérent à sa propre histoire. 

C’est le cas, par exemple, d’une mère abusée dans sa jeunesse, qui ressent un malaise en regardant un film évoquant le sujet, ou qui est tendue lors d’une étreinte, même amicale.

L’enfant, qui ignore cette histoire, ressent néanmoins le trouble de sa mère, mais ne sait pas l’interpréter. 

L’enfant ou l’adolescent peut aussi rencontrer des difficultés hors du cadre familial mais les tait pour ne pas attrister ses parents ou parce qu’il croit devoir les protéger. 

Tous ces secrets non formulés marquent profondément sa construction et entretiennent son ressenti ou son stress. 

Un cadre non sécurisant est propice au développement de certains troubles psychiques.

En conclusion, il est nécessaire de pouvoir exprimer les blessures de sa propre histoire familiale.

Que l’origine des maux soit un climat de crise familiale ou l’histoire transgénérationnelle, le mal-être des enfants et des adolescents se manifeste au travers une panoplie de problèmes comportementaux. Ces symptômes sont révélateurs de mal-être chez l’enfant ou l’adolescent : sommeil perturbé, angoisse, pleurs, disputes, phobies, tics, addictions, difficultés scolaires soudaines, troubles du comportement alimentaire, etc.

Il est indispensable de dénouer la situation pour aider l’enfant à grandir, sans subir le poids de son histoire familiale. Consulter un thérapeute lui permet de déposer ce fardeau. 

L’hypnose ericksonienne utilise un langage imagé, métaphorique, pour ouvrir les portes de l’inconscient et mener au changement. 

Cette thérapie aide chacun à se positionner dans “l’ici et le maintenant” et à ne plus souffrir de faits passés dont les membres de la famille ne sont pas responsables. 

Elle apaise rapidement et durablement les états anxieux et l’ensemble des troubles associés.