Comment dépasser ses croyances limitantes ?

par | 30/04/2026

Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?

Une croyance est une généralisation que nous faisons et que nous considérons comme vraie.

C’est une conviction profonde que « ça se passe toujours comme ça ». Ce type de croyances peut avoir un impact énorme sur nos comportements et donc sur notre vie.

La plupart du temps, face à une situation qui ne nous convient pas, on peut ressentir un blocage.

Prenons un exemple concret ; vous rêvez de changer de carrière, mais une petite voix, comme un  fil invisible, vous retient  et vous répète que vous allez échouer, que vous n’avez pas les compétences requises, que c’est impossible à votre âge, etc…

On peut appeler cette petite voix le saboteur ou la croyance limitante. Les croyances limitantes sont celles qui vous bloquent, qui vous empêchent d’agir, qui sabotent vos projets avant même que vous ne les lanciez.

En thérapie, il est important de prendre conscience de vos croyances limitantes car elles fonctionnent comme des freins à vos projets de vie. Car dans un second temps, une fois identifiées, vous allez pouvoir les transformer en leviers. Dans le but de libérer son plein potentiel dans tous les domaines de votre vie.

Il s’agit d’être attentif aux mots révélateurs de nos croyances limitantes.

Ces mots sont les généralisations absolues :TOUJOURS, JAMAIS, TOUS, AUCUN,  PERSONNE,…

Il y a aussi les formules définitives : « De toute façon… » « C’est pas possible » « C’est comme ça »…

Mais aussi les limitations auto-imposées : « Je suis TROP… » « Je ne suis PAS ASSEZ… »

Et enfin les prédictions négatives : « Je vais PAS y arriver parce que… » « Ça ne marchera jamais… » « C’est sûr que… »…

On peut identifier 3 types de croyances.

1. la relation de cause à effet

Par exemple :  « Si je parle en public, on se moquera toujours de moi » ou encore « Si je postule sans avoir le diplôme exigé, je serai rejeté » ou bien « Si je change de carrière à 45 ans, je ne trouverai jamais d’emploi ».

2. la relation de sens

Par exemple :  « Si mon patron ne me dit pas bonjour, c’est qu’il ne me respecte pas » ou bien « Si je n’ai pas été rappelé pour un entretien, c’est que je suis nul(le) » ou encore « Si ma reconversion échoue, c’est que je ne suis pas fait(e) pour changer ».

3. les limites personnelles

Par exemple :  « Je ne serai jamais capable de réussir dans ce domaine » ou bien « Je ne pourrai jamais parler anglais couramment » ou encore « Je ne suis pas assez intelligent pour reprendre des études ».

Examinons maintenant l’origine de nos croyances. On peut en trouver trois. 

1. Il y a les croyances transmises par nos parents.

Depuis notre enfance, nous avons entendu certaines phrases répétées encore et encore :

Comme « Ne fais pas confiance aux inconnus » ou « C’est dangereux de sortir tard le soir », ou encore « Il faut un bon diplôme pour réussir dans la vie » ou bien « L’argent ne fait pas le bonheur ».

Ces messages, répétés dans l’enfance, deviennent des vérités absolues dans notre esprit adulte, même si nous n’en avons plus conscience.

2. Il y a les croyances transmises par la société.

La société et la culture dans laquelle nous vivons véhiculent aussi des croyances collectives :

Comme « Les filles sont moins douées que les garçons en mathématiques » ou bien « Après 45 ans, c’est trop tard pour changer de carrière » ou encore « Il faut avoir fait une grande école pour réussir ».

Ces stéréotypes sociaux influencent profondément nos choix, souvent à notre insu.

3. Il y a les croyances construites par nos expériences personnelles.

Nos propres expériences, surtout celles qui ont été chargées émotionnellement, créent des croyances.

Voici un exemple d’expérience négative : Vous avez parlé en public une fois. Vous avez aperçu quelqu’un en train de rigoler dans la salle. Même si ce rire n’avait rien à voir avec vous, votre cerveau a créé une association : parler en public = se faire moquer.

Résultat : une croyance limitante est née : « Je ne suis pas capable de parler en public. »

Et voici un exemple d’expérience positive : Vous avez travaillé dur pour préparer un concours et vous avez réussi. Votre cerveau crée la croyance : « Si je travaille suffisamment, je peux réussir n’importe quel concours. »

Cette croyance est aidante car elle vous pousse à persévérer.

Il s’agit donc de garder à l’esprit que les croyances que vous entretenez sur vous-même peuvent soit vous aider, soit vous limiter.

Si vous croyez que vous êtes capable, vous développerez telle capacité.  Et si vous croyez que vous n’êtes pas capable, vous ne développerez pas telle capacité. En d’autres termes, « Si je suis convaincu(e) de pouvoir faire quelque chose, j’y arriverai. À l’inverse, si je crois que cette chose est impossible, on pourra toujours essayer de me convaincre, ce sera impossible. »

En thérapie, vos croyances aidantes sont précieuses car elles vont devenir vos alliées. Ce sont celles qui vous font avancer, qui vous aident à atteindre vos objectifs, qui vous donnent de l’énergie.

Prenons quelques exemples de croyances aidantes :

« Une bonne étoile me protège » → Vous osez prendre plus de risques

« Tout arrive pour une raison » → Vous restez positif dans l’adversité

« Je peux apprendre de mes erreurs » → Vous progressez continuellement

« Si je travaille dur, je réussirai » → Vous persévérez

« Mon expérience est un atout » → Vous valorisez votre parcours